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Retards de paiement : le casse-tête des petites entreprises

Client devant son ordinateur en train de payer avec sa carte bancaire

Les retards de paiement peuvent fragiliser la trésorerie et compliquer rapidement la gestion d’une entreprise. Dès le début de leur formation en BTS GPME, nos étudiants apprennent à repérer ces tensions et à mieux les anticiper.

Une réalité qui fragilise le quotidien des entreprises

Le scénario est fréquent. Un lundi matin, le dirigeant ouvre son compte bancaire : deux factures sont toujours en attente, alors que les salaires doivent être versés en fin de semaine.

Dans une petite entreprise, ce type de situation peut suffire à déséquilibrer toute l’organisation.

Sans ces retards de paiement, les PME françaises auraient bénéficié de 15 milliards d’euros de trésorerie supplémentaire en 2024, selon le rapport de l’Observatoire des délais de paiement publié sur le site de la Banque de France en juillet 2025.

L’argent ne rentre pas toujours au moment prévu, alors que les dépenses, elles, continuent de s’accumuler. Il faut donc arbitrer : payer un fournisseur en priorité, attendre encore quelques jours, relancer une nouvelle fois un client. Chaque décision a un impact direct sur l’activité.

Il n’est pas rare non plus qu’un client annonce un règlement “en fin de semaine” sans que celui-ci n’arrive réellement. L’entreprise se retrouve alors à relancer plusieurs fois, tout en essayant de garder une visibilité sur le reste.

La trésorerie peut vite devenir difficile à piloter. Les dirigeants passent du temps à vérifier les encaissements, à mettre à jour leurs tableaux de suivi et à anticiper les prochaines sorties d’argent.

Dans la gestion d’une PME, il est essentiel de distinguer les encaissements — l’argent qui entre dans l’entreprise — des décaissements — l’argent qui en sort, comme les salaires ou les règlements fournisseurs. Suivre ces flux permet d’anticiper plus tôt les tensions de trésorerie.

Quand plusieurs factures bloquent en même temps, quelques réflexes permettent déjà d’y voir plus clair :

  • classer les situations en trois catégories : urgent / en attente / à relancer
  • identifier ce qui a un impact immédiat sur la trésorerie
  • prioriser les encaissements selon les besoins de l’entreprise
  • lancer une première relance simple, par mail ou par téléphone, sous 48 heures

Dans les PME, ce tri se fait souvent à l’aide d’un tableau de suivi des encaissements, sur Excel ou via un logiciel de gestion.

Les conséquences les plus fréquentes sont vite connues : suivi quotidien des comptes, relances répétées, décisions prises dans l’urgence, investissements reportés faute de visibilité.

Ce fonctionnement peut devenir épuisant. Il demande de l’organisation, de la rigueur et une vraie capacité d’anticipation. En BTS GPME, les étudiants apprennent justement à suivre, analyser et hiérarchiser ces éléments, pour prendre des décisions utiles au bon moment.

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Quand la théorie laisse place au terrain

Une prise de conscience rapide

Pendant mon alternance, je devais suivre les paiements des clients sur un tableau. Chaque semaine, je faisais des relances. Parfois, je devais appeler plusieurs fois. J’ai compris que sans suivi, on pouvait vite perdre le contrôle.
Sarah, étudiante en 2e année de BTS GPME à AFTEC Vannes

Sur le terrain, le retard de paiement ne se résume pas à un chiffre. Il entraîne une série d’actions concrètes : envoyer un mail, vérifier un virement, noter un engagement de paiement, relancer à une date précise.

Une première relance peut par exemple prendre une forme très simple :
“Bonjour, sauf erreur de notre part, votre règlement n’a pas encore été reçu. Pouvez-vous nous confirmer sa prise en compte ?”

Dans beaucoup d’entreprises, on retrouve une logique de suivi assez claire :

  • un tableau de suivi des encaissements avec la date, le client, le montant et le statut
  • une première relance à J+1
  • une relance téléphonique à J+7
  • puis, si besoin, une mise en demeure ou la négociation d’un échéancier

Rien n’est totalement automatique. Chaque client réagit différemment : certains règlent dès le premier rappel, d’autres demandent plus de temps. Il faut donc savoir s’adapter, sans perdre de vue les impératifs de l’entreprise.

C’est précisément dans ce type de situation qu’un étudiant en BTS GPME progresse : organiser un suivi, gérer les priorités et maintenir une relation professionnelle, même quand la situation se tend.

Anticiper plutôt que subir : les bons réflexes

Pour éviter de subir les retards de paiement, certaines pratiques font vraiment la différence.

Tout repose sur une gestion simple, mais régulière :

  • établir un échéancier clair dès la signature
  • suivre les factures dans un tableau actualisé
  • vérifier les encaissements chaque semaine
  • relancer dès le premier jour de retard
  • noter chaque échange avec le client
  • prioriser les paiements selon l’urgence

Ces habitudes permettent de garder le contrôle et d’éviter d’agir trop tard.

Dans certaines PME, tout repose sur un fichier de suivi très simple : une colonne “client”, une colonne “facture envoyée”, une colonne “échéance”, une colonne “payée”, une autre “relancée”. L’outil est basique, mais il reste essentiel.

C’est aussi ce que les étudiants mettent en pratique en BTS GPME. Ils apprennent à structurer leur organisation, à suivre leur trésorerie et à réagir rapidement dès qu’un déséquilibre apparaît.

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Au-delà des chiffres, une dimension humaine essentielle

Relancer un client, ce n’est pas seulement demander un paiement. C’est aussi savoir gérer une relation.

À AFTEC Vannes, les étudiants travaillent cette dimension dès le début de leur formation. Ils apprennent à adapter leur discours, à choisir le bon moment pour relancer et à maintenir une communication professionnelle, même lorsque la situation devient plus délicate.

Car, dans la réalité, tout ne passe pas par des tableaux. Il faut parfois appeler, écouter, comprendre une difficulté, proposer un échéancier ou trouver un compromis sans fragiliser davantage l’équilibre de l’entreprise.

En formation, les étudiants peuvent être amenés à simuler des négociations d’échéancier avec un client en difficulté afin de préserver la relation commerciale.

Le BTS GPME s’appuie sur cette logique de professionnalisation :

  • des cas inspirés de situations réelles d’entreprise
  • des mises en situation de relance client
  • des échanges avec des professionnels
  • un accompagnement individualisé

L’objectif est de former des profils capables d’agir avec méthode et sang-froid : suivre une trésorerie, relancer efficacement, prendre les bonnes décisions et garder une vision claire du fonctionnement de l’entreprise.

Finalement, gérer des retards de paiement, ce n’est pas seulement analyser des chiffres. C’est préserver l’équilibre quotidien d’une PME.

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